Prévention dans le domaine de la santé

L’Inpes se mobilise contre les addictions dans les départements d’outre-mer.

campagne de prévention inpes

Les DOM (Martinique, Guadeloupe, Guyane, La Réunion, Mayotte) sont en effet durement touchées par l’alcoolisme et par la consommation de drogues. Menée conjointement avec la MIDT (Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie) et le ministère de la santé, l’action qui porte surtout sur la communication comporte trois volets, et s’adresse de manière préférentielle en direction des jeunes :

- Prévention de la consommation d’alcool chez les jeunes,

- Prévention de la consommation de drogues illicites

- Promotion des dispositifs d’écoute, de conseils et de prise en charge des consommateurs de drogue.

 

Le problème de la précocité

Ce sont moins les niveaux de consommation (généralement inférieurs à ceux constatés en métropole) qui posent problème que la précocité de l’accès aux substances : D’après une étude de l’Inpes, c’est moins le tabagisme (qui serait deux à trois fois moins élevé qu’en métropole), où les niveaux de consommation du cannabis (plus faible là encore) qui poseraient le plus de problème, qu’une consommation d’alcool importante et particulièrement précoce chez les 15-25 ans (en particulier à Mayotte et dans la Réunion), « notamment chez les filles », ainsi que la  consommation de substances psychoactives, là encore très tôt dans l’adolescence.

 

Corrélation avec la mortalité liée aux accidents de la route

À 13 ans, la part de jeunes Réunionnais à déclarer avoir déjà été ivres est deux fois plus important que celle constatée en métropole (31 % contre 16 %). C’est sans surprise qu’on apprendra qu’il existe d’autre part une forte corrélation entre ces consommations et le « très fort taux de mortalité lié aux accidents de la route » constaté dans ces régions.visuel de l'inpes

Le problème du Crack aux Antilles et en Guyane

Antilles et Guyane seraient quant à elles particulièrement touchées par le fléau du crack. Avec des consommations ne touchant certes qu’une population jugée « très marginalisée », mais dont la visibilité, et donc le risque de banalisation s’accroit (Consommation parfois dans la rue même, en particulier dans les capitales :Cayenne, Pointe-à-Pitre et Fort-de-France). Beaucoup plus grave, mais pas si étonnant quand on connait la forte addictivité de cette drogue : Si l’âge moyen de la première prise de crack est aux alentours de 24 ans, dans plus d’un tiers des cas, (36 %) des cas, la consommation régulière débute la même semaine que la première prise.L’Inpes aurait d’autre part mis en évidence une faible connaissance (et donc un recours non moins faible) des divers dispositifs d’écoute et de prise en charge. De même, il ressort de l’enquête que les habitants des DOM connaissent très peu les structures d’écoute, d’orientation et de prise en charge (téléphonie santé, web nationaux mais aussi structures locales).

 

Aller plus loin

Lire sur le site de l’Inpes, la liste des dispositifs de sensibilisation  mis en place et le détail de l’étude :http://www.drogues-info-service.fr

http://www.boiretrop.fr

L’accès aux données statistiques sur le site de l’Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies :

http://www.ofdt.fr/ofdtdev/live/donneesnat.html

Observatoire Européen des drogues et des toxicomanies

Page de l’Inpes décrivant la campagne contre les addictions dans les DOM:

http://www.inpes.sante.fr/30000/actus2011/021.asp

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